Recevoir un carton de vêtements neufs, c’est le début du travail du revendeur. Même lorsque les pièces sont annoncées Grade A, elles doivent être contrôlées une par une : état, référence, taille, matière, présence des accessoires et facilité de présentation. Un contrôle rapide évite de perdre du temps au moment de publier les annonces et permet de signaler rapidement une anomalie au fournisseur.
Voici une checklist utilisable pour un lot de 10, 50 ou davantage de vêtements. Vous pouvez la suivre dans l’ordre, en adaptant le niveau de détail à votre volume.
1. Photographier le carton avant de tout sortir
Prenez une photo de l’emballage fermé, de l’étiquette d’expédition et du contenu à l’ouverture. Si le carton est abîmé ou manifestement ouvert, photographiez cet état immédiatement. Conservez la facture, le récapitulatif de commande et les éventuelles conditions du fournisseur.
Ce réflexe n’a pas pour objectif de multiplier les réclamations : il facilite un échange factuel si une pièce manque ou si un défaut apparaît.
2. Vérifier le nombre d’articles distincts
Si vous avez commandé 50 pièces, comptez les articles distincts et notez les ensembles. Un ensemble peut contenir deux vêtements ; sa méthode de comptage doit être cohérente avec ce qui était indiqué lors de la vente. Gardez les accessoires séparés pour ne pas les confondre avec les vêtements annoncés.
Organisez votre table en trois zones : « contrôlé », « à vérifier » et « à photographier ». Le contrôle devient plus rapide si vous ne mélangez pas les articles.
3. Examiner l’état réellement observable
- Tissu : inspectez les coutures, l’absence de trou, les éventuelles traces ou défauts de fabrication.
- Fermetures : vérifiez boutons, zips, pressions et ceintures.
- Étiquettes : identifiez l’étiquette de marque, la composition, la taille et l’éventuelle étiquette de prix.
- Emballage : un sachet propre protège l’article mais ne remplace pas son contrôle si un défaut est suspecté.
- Authenticité : pour les marques sensibles, conservez vos justificatifs d’approvisionnement et vérifiez les détails utiles avant de publier.
Un vêtement neuf n’est pas nécessairement accompagné de son étiquette cartonnée d’origine. Ce qui compte est de décrire fidèlement son état et de respecter les conditions de la plateforme utilisée.
4. Relever la taille plutôt que deviner
Une taille « L » peut correspondre à des mesures très différentes selon les marques. Notez systématiquement la taille fabricant, puis prenez les mesures qui aideront vos acheteurs : largeur poitrine, longueur, taille à plat, entrejambe selon la catégorie.
Pour les articles enfant, vérifiez l’âge, la stature et les indications de taille. Pour les pièces unisexes, indiquez l’étiquette plutôt que d’inventer une correspondance.
5. Distinguer prix boutique et revente envisageable
Le prix magasin est un indicateur parmi d’autres. Un article neuf étiqueté 150 € peut être plus difficile à vendre qu’un sweat plus accessible d’une marque très demandée. Classez le stock selon son potentiel de revente plutôt que de ne retenir que l’étiquette la plus impressionnante.
| Famille de pièces | Contrôle prioritaire | Prochaine action |
|---|---|---|
| Pièces fortes et marques recherchées | Référence, état, authenticité, détails | Photos détaillées et comparaison des prix |
| Basiques de marque | Taille, coupe, matière | Annonce claire et prix réaliste |
| Petites pièces ou articles enfants | Taille exacte, coût de gestion | Évaluer l’intérêt d’une vente unitaire ou d’un lot adapté |
| Articles spécifiques ou saisonniers | Usage, période, caractéristiques | Adapter la mise en ligne au calendrier |
6. Préparer une fiche de suivi du carton
Il n’est pas nécessaire d’acheter un logiciel complexe. Un tableur peut contenir les colonnes suivantes : référence interne, marque, type de vêtement, taille, prix boutique indiqué si vérifiable, prix de vente envisagé, prix finalement vendu, date et éventuels frais.
Attribuez un petit numéro à chaque vêtement ou à son sachet. Lorsque vous recevez une commande, vous retrouverez la bonne pièce en quelques secondes.
7. Traiter les écarts rapidement et avec précision
Si vous découvrez une anomalie, isolez le vêtement et envoyez au fournisseur une photo lisible accompagnée de la référence de commande. Indiquez le nombre de pièces concernées, la nature du problème et la solution souhaitée. Consultez les conditions commerciales applicables avant de demander un échange ou un remboursement.
8. Préparer la revente, seulement après le contrôle
Quand tous les articles sont identifiés, regroupez-les par catégorie ou par canal : annonces individuelles, éventuels lots cohérents, lives, articles saisonniers. Gardez les pièces photographiées dans leur emballage lorsqu’il aide à les protéger, sans masquer les informations essentielles.
Pour découvrir à quoi peut ressembler un assortiment, vous pouvez consulter la galerie de 50 vêtements d’un carton réel sur l’accueil LM-Stock. Il s’agit d’un exemple photographié, pas d’une promesse de retrouver les mêmes marques et modèles dans chaque carton.
Questions fréquentes
Faut-il ouvrir chaque sachet individuel ?
Le contrôle doit être suffisamment complet pour décrire fidèlement l’article. S’il est impossible d’évaluer l’état ou la taille à travers le sachet, une vérification plus approfondie est raisonnable.
Comment compter un ensemble de deux pièces ?
Référez-vous à la façon dont le vendeur a défini le nombre d’articles. Soyez transparent avec vos propres clients lorsque vous revendez un ensemble.
Pourquoi conserver les étiquettes ?
Elles permettent d’identifier les références, les compositions et les tailles ; elles peuvent aussi servir à étayer l’état annoncé et à limiter les erreurs.